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Le logement doit être un droit pour tous.

L’intervention du collectif « Pour que personne ne dorme dans la rue » devant le conseil municipal de St-Etienne

mercredi 4 novembre 2009 -

Lundi 2 novembre le collectif "Pour que personne ne dorme à la rue", qui avait réquisitionné le bâtiment vide l’Ensoleillé (voir : Le collectif “Que personne ne dorme à la rue” a réquisitionné l’ex-maison de retraite l’Ensoleillée à St-Etienne ) avait décidé de se rendre une nouvelle fois à la préfecture pour demander à être reçu par le préfet de la Loire et au conseil municipal où il avait demandé de prendre la parole.


Devant les portes closes de la préfecture


Devant la préfecture : Un toit c’est un droit, un toit c’est la loi !

Voici ci dessous l’intervention de Pierre Rachet lu pour le collectif devant le conseil municipal et un communiqué du collectif pour que personne ne dorme à la rue sur le déroulement de la soirée.
Voir également un compte rendu sur le site des réseaux citoyens

Intervention du collectif « Pour que personne ne dorme dans la rue » devant le conseil municipal de St Etienne.

Merci de nous permettre d’intervenir ce soir devant vous. Le sujet qui nous occupe nous semble bien concerner la ville puisqu’il s’agit du logement de dizaines de personnes se trouvant sur le territoire de la commune. En effet, notre collectif « que personne ne dorme à la rue » alerte depuis des mois les autorités sur la question du logement des plus démunis. Au printemps dernier, il y avait 40 à 50 personnes qui dormaient dehors. Aujourd’hui le 115 annonce plus de 110 personnes. Si cette situation dénote un problème de logement plus vaste que le seul problème du logement des demandeurs d’asile, dans la mesure où l’accès aux logements sociaux n’est pas aisé, il faut dans tous les cas répondre à l’urgence de cette situation, d’autant plus dramatique à l’entrée de l’hiver si l’on veut éviter un drame dans notre ville. Nous estimons que notre responsabilité collective est engagée. Nous savons que cet hébergement d’urgence est de la compétence de l’Etat (et ce soir nous venons une nouvelle fois d’interpeller le préfet), mais elle est aussi de la responsabilité politique de tous : nous ne pouvons pas accepter qu’en l’absence de son intervention nous laissions des familles, avec femmes et enfants, dormir à la rue. Je rappelle que pour les enfants cela signifie pas d’école possible. Le logement doit être un droit pour tous et pour les demandeurs d’asile c’est une obligation légale de l’état.

C’est face à cette situation que notre collectif a jugé légitime la réquisition citoyenne, d’un des nombreux bâtiments publics vides sur la ville, l’ancienne maison de retraite « l’Ensoleillée ». Si vous avez suivi l’actualité récente vous savez que l’accès à ce bâtiment nous a été interdit par la municipalité, qui prétexte des raisons de sécurité. Nous persistons à penser qu’il est possible de réaliser à moindre coût les menus travaux pour un hébergement d’urgence dans de très bonnes conditions. Dans tous les cas, notre intervention de ce soir devant vous au-delà de vous informer à pour objet de faire en sorte qu’il n’y ait plus une seule personne dans cette ville qui reste sans toit et ceci dans les plus brefs délais. Cette situation est maintenant connue de tous, nous ne pouvons pas fermer les yeux et rejeter la responsabilité aux voisins. Nous venons encore aujourd’hui d’interpeller le préfet pour qu’il l’égalise la réquisition de l’Ensoleillée ou qu’il réquisitionne un des nombreux autres bâtiments publics vacants

Pour finir, il nous semble indispensable d’ajouter que notre commune, dirigée par une majorité de gauche, ne peut pas, sans trahir des valeurs fondamentales, se comporter comme elle l’a fait en cautionnant la coupure de l’eau et de l’électricité avant d’interdire l’accès par la police municipale rejetant ainsi à la rue femmes et enfants. Nous préférons de beaucoup les propos de M. le maire qui nous a laissé une lueur d’espoir lorsqu’il nous a laissé entrevoir la possibilité d’un accueil pour raisons humanitaires.

Nous vous demandons :
  De procéder aux menus travaux nécessaires pour sécuriser le bâtiment réquisitionné et de rétablir l’eau et l’électricité ainsi que le libre accès de l’Ensoleillée aux familles qui y ont trouvé refuge, et qui y ont toujours leurs effets, et aux associations. A défaut de trouver un autre lieu pour répondre à l’urgence.
  De soutenir nos démarches auprès de Monsieur le Préfet pour que de véritables solutions soient apportées et que l’état assume ses responsabilités.

Saint Etienne le 2/11/2009

Au conseil municipal
Au conseil municipal


Au conseil municipal

Au conseil municipal
Au conseil municipal

Réaction du collectif "pour que personne ne dorme à la rue" :

"Suite à notre double interpellation en direction du préfet et du maire de Saint-Étienne, nous ne pouvons que constater que les 120 personnes qui couchent dehors chaque nuit dans notre ville ne les concernent pas. Malgré près de 100 personnes devant la préfecture de la Loire, et après des interpellations répétées depuis plus de 6 mois, le préfet n’a pas jugé utile de nous recevoir pas plus qu’il n’a trouvé de solution pour loger les 120 personnes sans toit. Quant à la ville, c’est à un maire et un conseil municipal autistes que nous nous sommes opposés. La démocratie participative dont se glorifie cette municipalité n’a pas sa place dans les locaux de la mairie où nous avons été accueillis par la police municipale qui avait visiblement ordre de nous en refuser l’accès. Ce n’est que notre insistance tenace et notre nombre qui ont fait céder ce premier barrage. L’intervention que l’on nous a permise n’a suscité aucune réaction. Pas un conseiller municipal, pas plus que le maire pour ouvrir le débat, prendre position, donner un avis... Ce n’est que sous la pression de la salle que le maire nous a ressassé le même et unique discours dont il est incapable de se défaire : nous ne voulons pas générer un appel d’air, l’accueil d’urgence est de la responsabilité de l’État... Et concernant la résidence « l’ensoleillée » il se réfugie derrière l’argument de sécurité balayant d’un revers de main ses sentiments humanitaires et préférant payer une police privée pour interdire l’accès des locaux que financer les travaux qui permettraient de mettre à l’abri les 120 demandeurs d’asile qui, chaque nuit, sont à la rue. Si les pouvoirs publics persistent dans leur irresponsabilité, notre collectif assumera la sienne et mettra tout en oeuvre pour mettre fin à cette situation inacceptable."

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